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Saint Joseph


Magnifique.

« Saint Joseph n’entra qu’en tremblant dans le ministère de la famille de Jésus-Christ, et il s’en acquitta avec une fidélité inviolable. Voyez comme il se comporte en une affaire aussi délicate. Il n’accuse pas son épouse : il ne convenait ni à sa bonté, ni à sa justice d’en user ainsi. Il ne lui découvre pas à elle-même le sujet de son inquiétude, de peur que cet éclaircissement ne fît quelque peine à sa pudeur. Il lui semble qu’il lit dans ses yeux et sur son visage des preuves convaincantes de son innocence. Il sait qu’une vierge devait enfanter, et il croit que cette vierge pourrait être Marie, aimant mieux présumer en elle un miracle que de la soupçonner d’une faute, et croire qu’une vierge fût mère, que non pas que Marie fût coupable.

Mais au milieu des difficultés que lui opposent la raison et la nature, il en laisse le jugement à Dieu, et souhaite que, dans les secrets de sa Providence, il se trouve quelque voie pour justifier une créature qu’il est porté de regarder comme innocente. Elle la justifie, cette Providence ; le nuage se dissipe, l’Ange paraît, Joseph est confirmé dans la vérité et récompensé de sa foi, par la révélation et par la connaissance du mystère où il devait avoir tant de part. 
»


Esprit Fléchier, prêtre, sermon du 19 mars 1682